Ah le gin ! Des images d'un Londres du 18ème siècle vous viennent en tête ? C'est normal, car ce sont les Anglais qui ont popularisé le breuvage. Mais en vérité, le gin est hollandais. Eh oui, ça vous la coupe hein ?

 

Mais avant de débuter cette folle histoire, sachez qu'au Petit Ballon, on sélectionne aussi le meilleur du gin sur notre boutique en ligne ! Jetez-y un coup d'oeil, vous trouverez forcément la perle rare. Sinon, on a aussi Gin Chronique, notre super abonnement hors série pour découvrir le gin sous toutes ses coutures !


Revenons à nos moutons. Nos amis des Pays-Bas viennent d'inventer une eau-de-vie à la base de genièvre. Ils l'exportent un peu partout en Europe et notamment en Angleterre. Le petit commerce tourne court fin du 17e siècle lorsque Guillaume III bannit l'importation de liqueurs. Oups. Mais la recette est désormais là et les distilleries outre-Manche s'affairent à produire une boisson qu'ils nomment "gin".
La légende est en marche.

 

« The Mother's Ruin »

Si aujourd'hui on déguste nos ginto et autres cocktails élaborés en sirotant, la boisson n'avait pas une très bonne réputation à ses débuts.
Petit retour en arrière. Nous sommes en 1730, Londres recense environ 7.000 commerces vendant du gin (sans compter les comptoirs illégaux) qui écoulent à travers la ville pas moins de 37 millions de litres par an ... Du grand n'importe quoi.

histoire alcool gin

Source : Wikipedia Commons

En effet, le Royaume-Uni est en pleine explosion industrielle et la vie pas facile facile. Cette boisson forte et bon marché va donc séduire une large partie de la population ouvrière. Ce breuvage n'a rien à voir avec le gin d'aujourd'hui. Il est souvent de très mauvaise qualité, dépasse les 40 degrés et il est élaboré de façon clandestine. Très vite, les choses dérapent, et la boisson est rapidement surnommée « The Mother's Ruin », "la briseuse de famille" : bref, il faut faire quelque chose. Le Gin Act est voté en 1741 et interdit la vente de gin sans licence. Le gin quitte ainsi peu à peu les bars douteux pour migrer vers les pubs.

 

Le gin-tonic, la boisson médicament

Au début du 19e siècle, on se rend compte que la quinine, contenue dans les boissons toniques permet de lutter contre la malaria. Et dans les colonies anglaises, on invente ainsi le gin-tonic en mélangeant cette boisson hyper amère au gin national, pour faire passer le tout ! Pas bête la guêpe ! La boisson devient populaire : on se "protège", tout en buvant un coup.

Aujourd'hui le gin est de nouveau un spiritueux populaire. Longtemps relégué au dernier rang sur les comptoirs, le gin a retrouvé ses lettres de noblesse avec des préparations bien plus raffinées et aromatiques.

 

Et on boit quoi alors ?

Au Petit Ballon, on vous en propose de différents styles !

D'abord, il y a le London Dry Gin : c'est un gin distillé, sans arômes artificiels, mais qui ne vient pas forcément du Royaume-Uni. C'est le gin parfait pour les cocktails, dont le ginto car il permet aux autres arômes du cocktail de s'exprimer, sans dénaturer le tout ! On vous conseille par exemple le N°3 London Dry de chez Anaé : l'un des meilleurs gin du monde. Son secret ? Il est fabriqué dans un alambic néerlandais centenaire, dans lequel y sont distillées genièvre, oranges et cardamome ...

   

 

Ensuite, il y a le Distilled Gin : c'est le plus facile à trouver. Cela signifie qu'on a laissé infuser ou macérer des baies de genièvres et d'autres plantes dans l'alcool. Notre coup de coeur ? Le gin Monkey 47, une vraie légende !

   

Aussi bon pur sur glace qu'en cocktail, le gin Monkey 47 mettra tout le monde d'accord. Aromatique, on y retrouve de la casse, de l'hibiscus, du jonc odorant, du jasmin, de la monarde, de la canneberge, du pomélo, du sureau ... Une pépite !

 

Vous en voulez encore ? Découvrez tous nos autres gins, notre abonnement Fleurs du Malt sur le whisky, ou bien le reste de notre sélection de spiritueux (pas de jaloux) !

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